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Musée de l'étang de Thau

L'étang de Thau

 

Caractéristiques géographiques

I. Superficie
II. Profondeur
III. Origine et mouvement des eaux


Données socio-économiques

I. Histoire de l'occupation humaine autour du bassin
II. Le fonctionnement administratif de l'étang
III. Les productions économiques


Les oiseaux de l'étang de Thau

I. La répartition dans le temps
II. Le fonctionnement des communautés biologiques


Diaporama

 

 

Musée de l'étang de Thau

 

Les oiseaux de l'étang de Thau

 

La répartition dans le temps

Les oiseaux offrent un bon exemple de l'utilisation écologique de l'étang. Chaque espèce, chaque population, chaque individu se situe dans l'espace et dans le temps en fonction de nombreux paramètres (climat, caractéristiques physiques du milieu, sources d'alimentation, sites de reproduction, ...) et réagit de diverses manières pour survivre et éviter la concurrence (morphologie, rythmes de vie, spécialisation alimentaire, sociabilité).

Toute l'année : sont concernées ici les espèces sédentaires, adaptées au climat tempéré et qui trouvent à chaque saison une alimentation abondante : la Mouette rieuse et le Goéland argenté peuvent se nourrir dans l'étang à la saison chaude (le milieu est très productif à cette époque).

L'hiver, ils trouvent dans le port de Sète ou sur les dépôts d'ordures toutes sortes de déchets qui leur permettent de survivre et d'éviter la mortalité hivernale (c'est ce qui explique l'augmentation de leurs effectifs ces dernières années). L'Aigrette garzette et la Sterne caugek (qui ne nichent pas dans le bassin de Thau) se nourrissent de poissons. La première se rencontre dans les salins et zones peu profondes (crique de l'Angle, bords des Graus), la deuxième est principalement en mer mais vient parfois dans ce milieu submarin qu'est l'étang. Enfin la Cisticole est un petit passereau insectivore des prairies et roselières des bords de l'étang.

L'été : à la belle saison (début Avril), certaines espèces passant l'hiver en Afrique, reviennent sur l'étang pour y nicher. Elles profitent de "l'explosion biologique" pour élever leurs jeunes. L'Échasse, dans les sansouires, à la recherche des vers et des larves enfouies; les Sternes, au-dessus de l'eau où elles trouvent de petits poissons; le Gravelot à collier interrompu sur les salins où abondent de petits crustacés ; les Rousserolles, poursuivant les insectes dans les roselières ; se partagent harmonieusement l'espace et ses potentialités.

Uniquement en été : 15 avril - 15 septembre

 

 

 



L'hiver : les oiseaux chassés du Nord de l'Europe par le froid trouvent dans l'étang un refuge idéal pour passer l'hiver. La nourriture existe encore, notamment pour les piscivores comme les Grands Cormorans et les Grèbes qui vivent tout le temps au milieu de l'étang et pour les amateurs de petits Invertébrés des vasières et sansouires que les pluies d'automne ont réactivées, comme les Chevaliers, les Bécasseaux, les Pipits. De grandes troupes de Bruants des Roseaux exploitent,quant à elles, les graines, abondantes à cette saison.
Ajoutons à cela que de nombreuses espèces (Petits Échassiers, Canards, Passereaux) fréquentent l'étang à l'occasion de leurs voyages migratoires.

Cette situation est donc soumise à des règles strictes. Elle est le résultat d'une répartition subtile de ces peuplements en fonction des possibilités du milieu et de chaque espèce.

Uniquement en hiver : 1er Novembre - 1er Avril

Les oiseaux de l'étang de Thau

II. Le fonctionnement des communautés biologiques des oiseaux de l'étang de Thau

Les fonctions trophiques

A leur tour, ces consommateurs sont dévorés par des carnivores (prédateurs). Leur diversité est aussi très grande : étoiles de mer qui recherchent les Moules, les Palourdes et les Coques, Escargots de mer (Murex) qui percent la coquille des mollusques et en dévorent le manteau, poissons (Daurades) qui s'attaquent aux moules et aux Anémones de mer,
Le plancton animal est la base de l'alimentation de beaucoup de poissons (Muges, Athérines) et de crustacés (Crevettes,...)
Plus haut encore dans la chaîne alimentaire, on rencontre les oiseaux (Sternes, Grèbes) qui se nourrissent de petits poissons, puis enfin un certain nombre de détritivores et charognards, se nourrissant d'animaux affaiblis et de cadavres (Goëlands, Crabes,...)
Au fur et à mesure qu'on monte dans la chaîne alimentaire, le nombre d'espèces et le nombre d'individus appartenant aux différentes catégories trophiques diminue. Il y a ainsi moins de Sternes que d'Athérines, moins d'Étoiles de mer que de Moules, moins de Murex que d'Huîtres.

Il est très possible de mettre en évidence les principes fondamentaux des chaînes alimentaires.
Sur une surface de référence (10 a 100 m2) on peut dénombrer les espèces et le nombre d'individus de ces espèces. Le classement des résultats en fonction du comportement alimentaire fera apparaître les proportions respectives des proies et des prédateurs.

MilieuxConsommateursPrédateurs
 EspècesIndividusEspècesIndividus
Zones sableuses7580231
Herbiers11630324

Le comportement alimentaire est, d'autre part, intimement manifesté par la morphologie des animaux. Il est bon, à ce titre, de remarquer certains caractères anatomiques :

- longueur des siphons et profondeur d'enfouissement dans le sable (Coques, Palourdes)
- absence de siphons chez les mollusques non fouisseurs
- hydrodynamisme (corps fuselé) des poissons prédateurs (Loups)
- présence de tentacules.

Un bon exemple général est fourni par la forme du bec des oiseaux de l'étang : selon la nourriture et le lieu d'alimentation, les formes de bec varient à l'extrême, évoquant tour à tour un filtre, un harpon, une pince, un crochet, une aiguille, ...

Source documentaire : fiche technique d'étude du milieu "l'étang de Thau"
Les écologistes de l'Euzière - Prades-le-Lez
Téléphone : 04 67 59 54 62